Juin vert : tout savoir sur le dépistage du cancer du col de l’utérus

Chaque année, le mois de juin est l’occasion de rappeler l’importance du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Souvent méconnu, repoussé ou oublié, ce dépistage permet pourtant d’agir tôt, avant l’apparition d’un cancer.
Il s’adresse aux femmes de 25 à 64 ans, même en l’absence de symptôme.

Qu'est ce que le cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus se développe au niveau de la partie basse de l’utérus.

Il est le plus souvent lié à une infection persistante par certains papillomavirus humains, aussi appelés HPV.

Ces infections sont fréquentes. Dans la majorité des cas, elles disparaissent naturellement. Mais lorsqu’elles persistent, elles peuvent provoquer des lésions qui évoluent lentement vers un cancer.

Bonne nouvelle : grâce au dépistage, il est possible de repérer ces anomalies avant qu’elles ne deviennent un cancer.

Et ce n’est pas tout : à terme, ce cancer pourrait devenir rare, voire être éliminé, grâce au dépistage régulier et à la vaccination contre les HPV.

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Comment se passe le dépistage du cancer du col de l'utérus ?

Le dépistage du cancer du col de l’utérus fait partie d’un programme national organisé depuis 2018.
Il repose sur un prélèvement au niveau du col de l’utérus, souvent appelé « frottis ».

Ce prélèvement permet de rechercher :

  • d’éventuelles cellules anormales ;
  • ou la présence de HPV à haut risque.
L’examen est rapide. Il dure seulement quelques minutes.
Il est généralement indolore, même si une légère gêne peut parfois être ressentie.

Le rythme dépend de l’âge :
  • de 25 à 29 ans : deux premiers tests à un an d’intervalle, puis tous les 3 ans si les résultats sont normaux ;
  • de 30 à 64 ans : un test tous les 5 ans si le résultat est normal.

Même si vous êtes vaccinée contre les HPV, le dépistage reste recommandé.

En cas de symptômes, de douleurs, de saignements inhabituels ou de doute, n’attendez pas une invitation au dépistage : consultez un professionnel de santé

Où faire son dépistage ?

Le prélèvement peut être réalisé par :

  1. un médecin généraliste ;
  2. un gynécologue ;
  3. une sage-femme ;
  4. certains laboratoires ou centres de santé.

Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un gynécologue pour faire son dépistage. Un médecin généraliste ou une sage-femme peuvent aussi le réaliser.

Les étapes du dépistage

  1. Je reçois une invitation si je ne suis pas à jour.
  2. Je prends rendez-vous avec un professionnel de santé.
  3. Le prélèvement est réalisé en quelques minutes.
  4. L’échantillon part en laboratoire.
  5. Je reçois mes résultats, ainsi que mon médecin.

Même en étant vaccinée contre le papillomavirus, le dépistage est fortement recommandé

Info ou intox ?

Les symptômes

Si je n'ai pas de symptômes je n'ai pas besoin de faire mon dépistage.

INTOX

Il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes. Le dépistage sert justement à repérer d’éventuelles anomalies avant qu’un cancer ne se développe.

Le dépistage

Le dépistage ne prend que quelques minutes.

INFO

Le prélèvement est rapide et généralement indolore, même si une légère gêne peut parfois être ressentie. Il permet d’analyser les cellules du col de l’utérus ou de rechercher la présence de HPV à haut risque.

La vaccination

Si je suis vaccinée contre les HPV, je n’ai plus besoin de dépistage.

INTOX

La vaccination réduit fortement le risque, mais elle ne remplace pas le dépistage. Le dépistage reste recommandé entre 25 et 65 ans.

En savoir plus...

La quasi-totalité des cancers du col de l’utérus sont liés à une infection persistante par un HPV.
Ces virus se transmettent principalement lors des contacts sexuels. Ils sont très fréquents : la plupart des femmes et des hommes y seront exposés au cours de leur vie.

Dans la majorité des cas, l’infection disparaît naturellement. Mais parfois, elle persiste. Elle peut alors provoquer des lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus.

Ces lésions évoluent lentement. En moyenne, un cancer peut apparaître 10 à 15 ans après le début de l’infection.

C’est pour cette raison que le dépistage est essentiel.

Le principal facteur de risque reste l’infection persistante par un HPV à haut risque.

Certains facteurs peuvent aussi favoriser l’infection ou sa persistance :

  • l’absence de vaccination contre les HPV
  • des rapports sexuels précoces
  • la multiplicité des partenaires
  • le tabac
  • une déficience immunitaire
  • certains traitements immunosuppresseurs
  • une infection par le VIH
  • certains traitements hormonaux
  • le traitement par Distilbène reçu par la mère pendant la grossesse.

Ces facteurs ne signifient pas qu’un cancer va forcément se développer. Ils rappellent surtout l’importance du dépistage régulier.

La vaccination contre les HPV est un autre levier important de prévention. Elle est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans révolus.

En savoir + sur la vaccination : cliquez ici

Elle protège contre les principaux HPV à l’origine de cancers, mais elle ne remplace pas le dépistage. Même vaccinée, une femme doit continuer à réaliser son dépistage du cancer du col de l’utérus entre 25 et 64 ans.

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